Vient de paraître chez Ophrys le lexique complet du parcours d’apprentissage de la célèbre méthode de grec ancien Ἕρμαιον (Hermaion). Il a été réalisé par Laurent Caillot, qui nous a fait l’amitié d’offrir un entretien exclusif à Neoclassica. EAN13 : 9782708017313, 104 pages, 15 €.

Riche de près de 4 200 entrées, ce lexique contient l’ensemble des termes grecs introduits dans le manuel Ἕρμαιον – Initiation au grec ancien de Jean-Victor Vernhes (leçons de grammaire et de vocabulaire, exercices et textes d’auteurs). Il comprend aussi les autres verbes irréguliers de la Grammaire grecque d’Éloi Ragon et des mots usuels complémentaires. Structuré par nature grammaticale de mots, il distingue les verbes irréguliers, détaille leurs temps primitifs et indique le type de déclinaisons des noms, adjectifs, pronoms et numéraux. Relu et préfacé par Martin Steinrück, professeur d’université en langue et littérature grecque, et illustré par Florence Deville-Patte, professeure agrégée de lettres classiques et artiste plasticienne, ce lexique est conçu pour faciliter l’assimilation du vocabulaire essentiel en grec ancien. Il accompagne l’apprenant, qu’il soit élève, étudiant, chercheur ou autodidacte, en lettres classiques ou modernes ou dans d’autres disciplines (histoire, philosophie, histoire de l’art, archéologie, grec biblique…), dans un cadre scolaire, universitaire, professionnel ou de formation permanente.

• Parlez-nous un peu de vous, de votre parcours professionnel et de votre parcours d’helléniste !

J’ai découvert le latin au collège puis le grec ancien en seconde en obtenant la possibilité d’apprendre les deux pendant le lycée – les lettres classiques étaient déjà un combat… Ces langues m’ont accompagné jusqu’au baccalauréat mais j’ai pris une autre voie, après une terminale scientifique. À l’époque, malgré mon profil d’évidence littéraire, je n’ai pas compris l’intérêt des métiers culturels et de l’enseignement. J’étais admis en hypokhâgne avec latin et grec dans un lycée de la montagne Sainte-Geneviève mais je me suis ravisé. Peut-être par une sorte de syndrome de l’imposteur. La classe préparatoire aux écoles de commerce avait un programme varié qui me tentait et, surtout, j’avais l’impression de reculer ainsi le moment où il me faudrait choisir un métier.

C’était une erreur : de fait, je me destinais à devenir un cadre supérieur. J’ai poursuivi par « dépendance de sentier », comme disent les sociologues. Les études se sont bien passées et m’ont permis, après HEC où je me sentais en décalage par rapport au monde des affaires, de m’orienter vers l’administration de l’État où je suis entré par la grande porte et où je suis resté, attaché au service public.

L’Antiquité, le grec ancien et le latin me manquaient mais mon métier était très prenant, y compris les cours que j’ai donnés pendant une quinzaine d’années dans mon domaine professionnel, et je suis devenu jeune père. J’ai pris conscience que j’étais passé à côté de ma passion de jeunesse et peut-être même de ma vocation lorsque mes enfants, une fois adolescentes, sont devenues autonomes et que la phase aiguë de la pandémie Covid était révolue. Depuis longtemps, j’effectuais une veille sur les sites et ressources liées aux langues et cultures de l’Antiquité et je fréquentais régulièrement les lieux patrimoniaux.

J’ai franchi le pas au printemps 2022 : après avoir comparé les principaux manuels francophones de grec ancien, j’ai choisi Ἕρμαιον – Initiation au grec ancien de Jean-Victor Vernhes et je me suis inscrit à Connaissance hellénique, l’association fondée par Jean-Victor, afin de bénéficier du service bénévole d’initiation par correspondance. Une correctrice, professeure en retraite de lettres classiques, m’a généreusement accompagné tout au long d’Ἕρμαιον puis de l’étape suivante, celle des Explorations syntaxiques. J’ai raconté cette expérience dans une série d’articles publiés sur le site de l’association antiquisante Arrête ton char.

• Qu’est-ce que la méthode Ἕρμαιον ?

C’est une sacrée trouvaille, au double sens propre et figuré. Un manuel génial conçu par Jean-Victor alors qu’il était jeune professeur de lettres classiques au début des années 1970, destiné au départ à l’apprentissage en autonomie, à des autodidactes mais aussi à des élèves et étudiants. Ἕρμαιον est construit selon une progression remarquable et complète en 35 étapes, mettant dès le début l’apprenant en contact avec des extraits d’œuvres originales. Il est riche de très nombreux exercices de gymnastique linguistique, de versions et même de thèmes et il contient l’essentiel des ressources grammaticales pour parvenir à un niveau solide, en mettant l’accent sur la morphologie tout en couvrant les principaux aspects de la syntaxe.

Jean-Victor Vernhes s’en est confié dans un émouvant entretien auprès des Belles Lettres en 2022, que je relis régulièrement. Ἕρμαιον, c’est la méthode dont il aurait aimé disposé quand il a découvert le grec ancien, alors il l’a conçue après coup pour transmettre sa flamme aux autres et démocratiser l’apprentissage. Il s’est heurté à l’indifférence, voire à la condescendance des milieux académiques, une tendance qui n’a hélas pas disparu. Un petit éditeur, Ophrys, basé à Gap, lui a fait confiance, alors que les grandes maisons d’édition le snobaient.

J’admire l’épopée de ce formidable pédagogue qu’est Jean-Victor Vernhes. Je parle de lui au présent bien qu’il a franchi le Styx en avril dernier, à 87 ans. Le plus étonnant, c’est qu’Ἕρμαιον, conçu aux marges du système, est devenu central dans l’enseignement du grec ancien puisque c’est le principal manuel de référence des classes préparatoires littéraires, largement adopté par les professeurs, quel tour de force et quel renversement ! Paradoxalement, le dépérissement du grec ancien dans l’enseignement secondaire, qui est un crève-cœur à mes yeux, renforce l’intérêt d’Ἕρμαιον, puisque celles et ceux qui étudient le grec ancien en classes préparatoires littéraires ou à l’université doivent atteindre rapidement un bon niveau et se tournent naturellement vers cette méthode exigeante et féconde.

• Comment vous est venue l’idée de ce lexique ?

Jean-Victor Vernhes introduit beaucoup de vocabulaire dans Ἕρμαιον, en particulier dans les notes d’aide à la traduction des textes originaux et des versions, mais restreint volontairement l’éventail des termes que l’apprenant est censé mémoriser : un peu plus de 700. Après quelques étapes, j’ai trouvé dommage que le lexique-index grec-français, à la fin du manuel, ne comporte pas davantage de mots, y compris certains qui sont vraiment usuels. C’est ce qui m’a amené à classer manuellement puis à dactylographier tous les mots rencontrés dans leurs différentes acceptions, y compris les locutions. J’ai dû revoir les notions de grammaire pour élaborer un lexique clair et lisible et inventer une méthode de classement, en m’inspirant des pratiques existantes et en introduisant des novations. Le lexique a été mon compagnon de voyage et je l’ai d’ailleurs à un moment donné baptisé Σύμπλους.

À l’automne 2024, soit deux ans après sa naissance, le lexique couvrait l’ensemble des termes d’Ἕρμαιον et des Explorations syntaxiques (fondées sur l’étude de la Grammaire grecque de Ragon-Dain-Poulain et d’une partie des Thèmes grecs sur la syntaxe du même Éloi Ragon). J’ai adressé le projet à Jean-Victor Vernhes pendant l’été, en vue d’une diffusion au sein de Connaissance hellénique, comme un outil susceptible de servir aux autres autodidactes qui recourent au service d’initiation proposé par l’association.

J’ai ainsi fait la connaissance de Jean-Victor, qui a soutenu sans réserve ma démarche d’apprentissage et de construction d’outils didactiques – au fond, Petit Poucet, je m’inscrivais dans ses pas de géant. Nous avons échangé des dizaines de courriels, puis nous nous sommes tutoyés, appelés – je n’ai pas eu la chance de le rencontrer de visu, Jean-Victor alternant séjours en Provence et en Bretagne. Surpris au départ, il s’est rapidement rallié à l’idée d’un lexique complet et organisé par catégorie de mots.

Lorsque j’ai souhaité recueillir son accord pour proposer à Ophrys de publier le lexique après relecture par ses soins, Jean-Victor s’est montré enthousiaste et a su rallier à l’idée ses collègues de Connaissance hellénique. Julie Grilli, éditrice chez Ophrys, a été convaincue dès que je suis venu lui présenter le projet. En février 2025, elle m’indiquait que tous les feux étaient au vert. Jean-Victor et moi avons échangé de manière intense jusqu’à fin mars sur la finalisation du contenu du lexique, en particulier sur les verbes irréguliers et les termes fréquents à inclure.

Puis Jean-Victor nous a quittés. Ce fut un choc affectif et quasi spirituel pour moi. J’ai réussi à trouver un helléniste chevronné qui a accepté d’effectuer en mai/juin la relecture scientifique du lexique à la place de Jean-Victor ; il s’agit de Martin Steinrück qui a enseigné le grec ancien dans plusieurs universités de Suisse romande et auquel je suis extrêmement reconnaissant. Grâce à lui, le manuscrit a été remis à Ophrys au début du mois de juillet, ce qui a permis le maquettage puis l’impression de l’ouvrage à temps pour une publication le 4 septembre, dès le début de l’année scolaire et universitaire, au moment où les classes s’équipent en outils pédagogiques. Cet énorme travail de conception et d’affinage m’a pour ainsi dire rajeuni d’une trentaine d’années…

• Comment est-il organisé et quels sont ses atouts ?

Mon idée de départ était de ficher les mots par catégorie grammaticale pour favoriser leur l’assimilation de cette manière. J’y suis resté fidèle, ne souhaitant pas constituer un lexique purement alphabétique qui aurait pris des allures de mini-dictionnaire de poche, ce qu’il n’est pas, et qui aurait été assez banal. En une centaine de pages, le lexique retrace et ordonne les termes et sens usités dans Ἕρμαιον (près de 2 500) et les Explorations syntaxiques et c’est sa première originalité : c’est véritablement un complément d’Ἕρμαιον, au même titre que les Corrigés partiels des exercices. Le périmètre lexical reflète les choix éditoriaux de Jean-Victor et c’est pourquoi, en accord avec lui, j’ai complété le corpus par du vocabulaire fréquentiel qui ne figurait pas dans Ἕρμαιον. Le lexique atteint près de 4 200 entrées, un volume qui en fait un livre de « Mots essentiels » du grec ancien.

Les mots sont donc classés d’après leur nature grammaticale et les entrées lexicales sont organisées selon un ordre logique : sens premier puis sens dérivé et enfin les locutions et tournures ; les sens aux voix active puis moyenne voire passive pour les verbes. Il ne s’agit pas pour autant d’un dictionnaire, qui implique l’exhaustivité avec plus ou moins de profondeur et d’exemples. Je ne souhaitais pas non plus répartir les termes par famille lexicale – Les Mots grecs de Fernard Martin, ouvrage que Jean-Victor aimait tant, le fait déjà à merveille – ou par thème, comme dans d’autres lexiques généralistes déjà publiés ou dans certains manuels, où les listes de vocabulaire sont un appareillage contextuel, en fonction des textes d’auteur étudiés.

Pourquoi par catégorie grammaticale, et en leur sein par ordre alphabétique comme cela va de soi ? Parce que cela m’est apparu comme le mode de classement le plus homogène, facilitant la mémorisation et la comparaison des termes. Également parce que cela suppose un premier travail d’identification de la catégorie pertinente, donc un début de déchiffrage du mot, de l’expression, de la proposition, de la phrase. Certaines formes fléchies ou invariables peuvent ainsi renvoyer à plusieurs lemmes (nom, adjectif, verbe, adverbe, préposition…) ; les verbes irréguliers présentent des différenciations morphologiques parfois considérables.

Les atouts de ce lexique ? Il tient vraiment la main de l’apprenant. Il indique les différents sens des mots employés dans Ἕρμαιον. Il différencie par un code couleur les noms d’après leur déclinaison, les adjectifs d’après leur classe, les verbes selon qu’ils sont irréguliers racine ou préverbés. Il comporte l’indication des temps primitifs des verbes irréguliers, ce qui évite à l’utilisateur de devoir consulter un dictionnaire ou une grammaire pour les trouver. Il renvoie les formes verbales (aoriste, futur, parfait…) nettement éloignées de la forme canonique, vers celle-ci. Il signale les noms atypiques et les adjectifs épicènes ou irréguliers.

Le lexique Ἕρμαιον a également un atout visuel et artistique majeur : il est non seulement imprimé en quadrichromie, ce qui est déjà une novation importante dans un paysage dominé par le noir et blanc, mais aussi il est illustré par une quarantaine de reproductions d’œuvres originales réalisées par une professeure de lettres classiques par ailleurs artiste plasticienne et amie de Jean-Victor Vernhes. Ces illustrations célèbrent l’héritage grec et l’apport atemporel de Jean-Victor. C’est une céramique décorée d’une célèbre citation de Sappho de Mytilène que j’ai choisie pour illustration emblématique du lexique : « et je dis que plus tard quelqu’un se souviendra de moi ». Autant dire que le lexique est un lieu de mémoire consacré à Jean-Victor.

• À quels publics ce lexique s’adresse-t-il en priorité (lycéens, étudiants, autodidactes, enseignants) ?

Il est destiné d’abord aux apprenants, de 7 à 77 ans et même davantage… comme les compagnes et compagnons d’apprentissage si chaleureux que je rencontre à l’Association Philotechnique, cette institution d’éducation populaire fondée en 1848, située à Paris près au Panthéon et qui dispense notamment des cours des grec ancien, de latin et d’histoire.

Ces apprenants peuvent être très divers dans leur profil et leurs motivations : la lycéenne curieuse qui va s’initier au grec en l’absence de cours dans son établissement, l’étudiant qui veut obtenir ou rattraper rapidement un niveau suffisant, le professionnel du patrimoine qui entend se former ; le curieux qui se met au grec le soir parallèlement à son activité professionnelle ; la personne en retraite (mot hélas si peu valorisant et qui rend souvent si peu justice à l’engagement…) qui a toujours rêvé d’apprendre le grec et qui s’y adonne avec passion ; la bénévole paroissiale ou l’amateur d’études bibliques qui veut lire les Évangiles et les Pères de l’Église dans le texte grec…

Le lexique peut par ailleurs être utilisé par des enseignants de lettres classiques pour contribuer à organiser la progression pédagogique de leurs élèves et doter ceux-ci d’un instrument commode d’apprentissage et de révision, même lorsque Ἕρμαιον n’est pas le manuel qu’ils utilisent. Voire par des enseignants d’autres spécialités qui passeraient la certification complémentaire en langues et cultures de l’Antiquité et chercheraient à acquérir de l’aisance en grec ancien.

• En quoi le lexique grec permet-il de mieux apprendre la langue grecque mais aussi les autres langues ?

Je suis parti de mon expérience d’utilisateur, comme on dit aujourd’hui. Le grec est une langue subtile par sa morphologie et sa syntaxe, alors autant investir sur le vocabulaire et la sémantique pour pouvoir consacrer davantage d’énergie au déchiffrage et à l’interprétation des textes. Si maîtriser 2 000 à 4 000 mots dans une langue vivante comme l’anglais, l’allemand ou l’espagnol facilite la compréhension écrite et orale, alors le même raisonnement vaut pour une langue ancienne. Consulter son dictionnaire tous les deux ou trois mots parce que l’on butte sur des difficultés lexicales constitue un handicap en bonne part évitable. Et puis les racines grecques éclairent la langue française voire les autres langues européennes : il y a tant d’externalités positives, comme disent les économistes, à apprendre une langue racine. Cela accroît la compétence linguistique en général et la capacité d’apprendre à apprendre, à relier une connaissance nouvelle à la culture que l’on a déjà acquise. Au fond, savoir apprendre, comprendre puis transmettre est probablement la compétence transversale la plus précieuse tout au long de la vie.

• Selon vous, quelle est aujourd’hui la place du grec ancien dans la formation des jeunes et dans le monde contemporain ?

Malheureusement, elle est faible et elle décline, à cause de plusieurs facteurs. Sous le prétexte d’un prétendu élitisme, le grec ancien (tout comme le latin, d’ailleurs) est sacrifié dans l’enseignement secondaire sur l’autel d’un modernisme mal compris et de restrictions budgétaires. Tout cela réduit les chances de nos jeunes et mène la vie dure aux professeurs de lettres classiques, une profession en mode survie permanent et qui a beaucoup de mérite. Les réformes des dix dernières années et la doctrine ministérielle appliquée par les cadres de l’Éducation nationale ont des effets délétères qui marginalisent le grec ancien au collège et au lycée. Par ailleurs, l’aversion à l’effort d’une partie des jeunes n’est guère propice à l’étude d’une langue qui demande de la persévérance, comme toute discipline. Pourtant, le grec ancien est non seulement une merveille en soi mais aussi une sublime porte vers la culture antique et notre culture contemporaine. D’autres jeunes plus matures l’ont compris, demandent de pouvoir étudier le grec ancien mais se heurtent souvent à une offre en contraction.

Le grec ancien est un formidable levier d’émancipation culturelle et d’égalité des chances pour celles et ceux qui ne sont pas issus de milieux aisés dotés d’un important capital culturel. C’est aussi le meilleur accès à notre héritage culturel, sans lequel l’art occidental risque de rapidement nous paraître étranger et exotique, par oubli de notre propre histoire. Les plaidoyers en faveur du grec ancien, comme La Langue géniale de l’essayiste italienne Andrea Marcolongo, peinent hélas à être entendus. À de rares exceptions près, celles et ceux qui apprennent encore le grec dans un cadre scolaire ou universitaire le font dans des cursus de spécialité, menant à l’enseignement, à la recherche, aux métiers du patrimoine et de la création. J’observe que nos voisins européens n’ont pas autant délaissé le grec ancien, que ce soit en Italie, en Espagne, en Suisse ou en Allemagne.

• Quels sont vos projets autour du grec ancien pour la suite ?

Il me tient à cœur de participer, à mon échelle, à la transmission de cet héritage afin de renforcer l’attractivité du grec ancien et l’intérêt pour l’hellénisme, dans ses dimensions littéraire, historique et archéologique. Dans un monde de plus en plus instable et fragmenté, à la géopolitique déstructurée, drogué à l’instantanéité et à la virtualité, penchant vers le communautarisme contre la cohésion citoyenne, menacé par le dérèglement climatique et risquant le chaos, comment préserver et transmettre le legs des brillantes civilisations de l’Antiquité ? Une telle préoccupation risque d’apparaître bien secondaire alors qu’elle est vitale.

Au-delà de ce lexique Ἕρμαιον que je considère comme une première réalisation accompagnant mon apprentissage du grec ancien, je suis ouvert, dans la limite de mes capacités, à tout projet collaboratif à vocation didactique auquel des enseignants et/ou chercheurs pourraient souhaiter m’associer. Et ce toujours dans le cadre de mes loisirs mais avec un fort investissement. Je n’envisage en effet pas, à 53 ans, de redémarrer une nouvelle carrière, par exemple d’enseignant en lettres classiques : cela supposerait de m’engager dans un parcours universitaire long et la passation de concours. Si je devais enseigner plus tard, ce serait plutôt dans un cadre associatif et bénévole.

Pour l’heure, je continue bien entendu à me former à la langue et à la civilisation grecque et dans une moindre mesure au latin et je finalise en lien avec une professeure de lettres classiques un lexique thématique illustré sur le théâtre grec antique. Je prépare aussi pour les Belles Lettres avec deux coautrices, dont une professeure de lettres classiques, un Petit Grec bilingue consacré à la fondation de Massalia… porte de l’hellénisme vers la Gaule celtique. Ce sera une fondation revisitée, à la fois assise sur les enseignements archéologiques les plus récents et agrémentée d’une dimension romanesque et poétique.

Laurent Caillot a également répondu à quelques questions pour la brochure de l’association Arista, que nous reproduisons ci-dessus. Retrouvez également un article sur le site de Connaissance hellénique.