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Aux confluents de l'Antiquité et de la modernité

BTS

CULTURE GÉNÉRALE ET EXPRESSION

L’épreuve écrite de CGE des différents BTS change de nature à partir de la session 2025 en application de ce décret.

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Programme

Thème concernant l’enseignement de culture générale et expression en deuxième année de BTS pour la session 2026 : Les animaux et nous : imaginer, connaître, comprendre l’animal

Thème concernant l’enseignement de culture générale et expression en deuxième année – Session 2025 : À table ! Formes et enjeux du repas

Thèmes concernant l’enseignement de culture générale et expression en deuxième année – Session 2024 :

• Thème n° 1 – Invitation au voyage…

• Thème n° 2 – Paris, ville capitale ?

Les animaux et nous :
imaginer, connaître, comprendre l’animal

Présentation du programme

Problématique

L’homme n’a cessé de rêver les animaux qui l’entourent comme autant de miroirs, d’emblèmes voire de repoussoirs de lui-même. Objets de fascination, de délectation, ou d’effroi, les animaux ont suscité pléthore de représentations à travers les âges et les arts, et une multiplicité de gestes artistiques. En effet, des mythes antiques aux Fables de la Fontaine, des bestiaires médiévaux aux films d’anticipation, les êtres humains n’ont jamais cessé d’explorer leurs rapports aux animaux, mais aussi d’instituer des classements et de fonder des préférences. Le motif de la métamorphose, s’il est l’expression d’une porosité entre l’humain et l’animal, manifeste aussi l’ambivalence des relations et des hiérarchies. Plus généralement, ce que nous désignons comme « animal » renvoie-t-il à une catégorie unie et cohérente ? Au sein de nos bestiaires, quelles différences de traitement entre l’âne et le lion, le loup et l’agneau !

Les humains doivent-ils considérer le monde animal comme un monde à part ? Respectent-ils les animaux, les considèrent-t-ils en tant que tels quand ils voient seulement à travers leur prisme ? Certains animaux ne connaîtraient-ils pas une vie affective, voire psychologique, plus complexe qu’on a voulu longtemps le penser ? Contre la conception cartésienne longtemps dominante de l’« animal-machine », perçu comme être dépourvu de sensibilité, de raison, de langage et de subjectivité, d’autres auteurs épicuriens et gassendistes ont postulé, déjà en leur temps, une continuité du monde naturel et des espèces. Si l’animal continue d’être renvoyé à la bestialité et à l’animalité, les éthologues et philosophes contemporains invitent à renouveler notre conception de la vie animale en interrogeant, eux aussi, le partage entre monde humain et monde animal. Les animaux se révèlent capables d’apprendre, de communiquer, et même de manifester des comportements moraux et culturels qui ne se réduisent pas à la loi du plus fort. Cette nouvelle compréhension nous oblige à repenser notre relation avec le monde animal.

Certaines espèces font l’objet d’une exploitation, souvent dénoncée par les écrivains, les artistes et les philosophes. Reconnaître la sensibilité des animaux, leur émotivité, est-ce envisager leur conscience ? Et dans ce cas, toutes les espèces animales sont-elles concernées au même titre ? À l’heure des menaces qui pèsent sur la biodiversité et la survie de nombreuses espèces, comment vivre avec les animaux, quelle place leur accorder ? Comment les imaginer, les connaitre, les comprendre ? Ces questions contemporaines s’envisagent à travers la littérature et les arts, qui ont pu porter leur cause, ou leur donner la parole, explorant ainsi toutes les facettes des relations entre l’humain et l’animal. 

Mots-clefs

  • Animal (nom et adjectif), animal domestique, animal sauvage, animal de compagnie, animal de laboratoire, animal sacré, animal impur, parasite, animal nuisible, maltraitance animale ;
  • Bête (nom et adjectif), bestiole, bêtise, bestial, bestialité, bestiaire, chimère, animal fantastique, imaginaire, légendaire ;
  • Humain, inhumain, animal (nom et adj.), bête (nom et adj.), espèce, animalisation race, anthropocentrisme, anthropomorphisme, animalisation, déshumanisation ;
  • Domestication, élevage, dressage, abattoir, harnais, laisse, muselière, pièce, quartier de viande, chasse, chasseur, proie, gibier, végétarisme, véganisme ;
  • Spécisme, anti-spécisme, zoo, cirque, ménagerie, zoo humain.

Expressions

  • L’homme est un loup pour l’homme. Se comporter comme un animal. Vivre comme des bêtes. C’est une boucherie. Gibier de potence, etc. 

Bibliographie indicative

Littérature

  • Anonyme, Le Roman de Renart
  • Maylis Adhémar, La Grande Ourse
  • Marcel Aymé, Clérambard
  • Charles Baudelaire, « Le chat », « Les chats », in Les Fleurs du Mal
  • Miguel de Cervantes, Le Colloque des chiens
  • Éric Chevillard, L’Arche Titanic
  • Colette, La Chatte ; Dialogues de bêtes
  • Savinien de Cyrano de Bergerac, Histoire comique des États et Empires du Soleil (le royaume des oiseaux)
  • Didier Daeninckx, Cannibale
  • Jean-Baptiste Del Amo, Règne animal
  • Paul Éluard, Les Animaux et leurs hommes, les hommes et leurs animaux
  • Ésope, Fables
  • Romain Gary, Chien blanc ; Les Racines du ciel
  • John Haines, Les étoiles, la neige, le feu
  • Stéphanie Hochet, L’Animal et son biographe
  • Homère, Odyssée, chant XVII
  • Victor Hugo, Contemplations, « Melancholia »(section consacrée à l’exploitation du cheval)
  • Serge Joncour, Chien-loup
  • Franz Kafka, La Métamorphose ; La Taupe géante
  • Joseph Kessel, Le Lion
  • Milan Kundera, L’Insoutenable légèreté de l’être (septième partie : « Le sourire de Karénine »)
  • Jean de La Fontaine, Fables
  • Jack London, Croc-blanc
  • Nastassja Martin, Croire aux fauves
  • Guy de Maupassant« Coco »in Contes du jour et de la nuit
  • Herman Melville, Moby Dick
  • Robert Merle, Un animal doué de raison
  • Georges Orwell, La Ferme des animaux
  • Ovide, Les Métamorphoses
  • Martin Page, Les animaux ne sont pas comestibles
  • Francis Ponge, « Le mollusque », « Escargots », « Le papillon », « Notes pour un coquillage », « Faune et flore », « La crevette », etc., in Le Parti pris des choses
  • Jacques Roubaud, Les Animaux de tout le monde
  • Patrick Süskind, Le Pigeon
  • Roland Schimmelpfennig, Le Royaume des animaux, Solstice d’hiver 
  • Vercors, Les Animaux dénaturés
  • Émile Zola, La Terre

Essais

  • Buffon, « Discours sur la nature des animaux », in Histoire naturelle des animaux
  • Étienne Bonnot de Condillac, Traité des animaux
  • Gilles Deleuze, « A comme animal », in L’Abécédaire ; Capitalisme et schizophrénie 2 : Mille plateaux (p. 284-381, éditions de Minuit)
  • Jacques Derrida, L’Animal que donc je suis
  • Élisabeth de Fontenay, Le Silence des bêtes : la philosophie à l’épreuve de l’animalité
  • Jane Goodall, Ma vie avec les chimpanzés
  • Kaoutar Harchi, Ainsi l’animal et nous
  • Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, L’Éthique animale
  • Konrad Lorenz, Trois essais sur le comportement animal et humain
  • Montaigne, Essais, livre II, « L’Apologie de Raymond Sebond »
  • Michel Pastoureau, L’Ours. Histoire d’un roi déchu ; Le Taureau. Une histoire culturelle ; Le Loup. Une histoire culturelle ; Le Corbeau. Une histoire culturelle ; La Baleine. Une histoire culturelle etc.
  • Jacques Vauclair, L’Intelligence de l’animal
  • Voltaire, article « Bêtes », in Dictionnaire philosophique

Films

  • Robert Bresson, Au hasard Balthazar
  • Thomas Caillet, Le Règne animal
  • Cyril Dion, Animal
  • Georges Franju, Le Sang des bêtes
  • Werner Herzog, Grizzly man
  • Claude Nuridsany et Marie Pérennou, Microcosmos : le Peuple de l’herbe 
  • Jacques Perrin, Jacques Cluzaud et Michel Debats, Le Peuple migrateur
  • Gints Zilbalodis, Flow
  • La figuration animale dans les cartoons américains.

Bandes dessinées 

  • Jean-Marc Rochette, Le Loup ; La Dernière Reine 
  • Jean-Philippe Stassen, Déogratias 

Arts plastiques

Œuvres de : 

  • Bestiaires médiévaux
  • Rosa Bonheur 
  • Pierre Bonnard, Les chats, le chat blanc, etc.
  • Louise Bourgeois, Maman
  • Marc Chagall
  • Jean Siméon Chardin, La Raie
  • Charles Le Brun
  • Hokusai Katsushika, Saumon salé et souris,
  • Hokusaï manga (nombreux croquis animaliers)
  • Bruno Liljefors, Chiens de chasse et renard ; Famille de renards ; Chardonnerets…
  • Henri Rousseau
  • Fresques de la grotte de Lascaux

Ressources en ligne

Podcasts

Expositions virtuelles

À table ! Formes et enjeux du repas

Sujet zéro sur le thème

Présentation du programme

Problématique

Ne fait-on que s’alimenter quand on prend un repas ? Si se nourrir est une nécessité pour survivre, se mettre à table dépasse la satisfaction d’un besoin vital : par le rapport au temps qu’il engage, son anticipation ou son improvisation, le repas traduit quelque chose de notre humanité et des coutumes anthropologiques dans lesquelles elle s’inscrit. Dépassant le besoin naturel auquel elle répond, cette pratique, universelle, régulière, parfois itérative à l’occasion de célébrations, se réalise selon des formes et des organisations variées. Solitaire ou collectif, en famille ou entre amis, expéditif ou festif, frugal ou pantagruélique, sinistre ou dionysiaque, le repas est un rituel social, culturel, voire symbolique, dont la portée, les formes ou les enjeux expriment une part de notre rapport au monde, à l’autre, ou à une certaine conception de la civilité, voire de la civilisation.

Ce qui nous semble aller de soi, sous telle latitude – utiliser des couverts ou des baguettes, disposer ou non chez soi d’un espace dédié au repas, déjeuner à la maison ou à l’extérieur, dîner à 17 heures ou à 22 heures –, apparaît comme le fruit d’une lente évolution historique et obéit à des logiques souvent contingentes. Les formes du repas sont ainsi constitutives de notre sociabilité et de notre héritage culturel. De quelle maîtrise de soi et d’intégration au groupe fait-on preuve en respectant des manières de table ? Qu’échange-t-on, que partage-t-on au-delà de la nourriture ? Que se joue-t-il dans le rituel de la table, lieu de mise en scène par excellence, qui peut tour à tour tourner à la fête, au drame, à la scène de séduction, de révélation, à l’humiliation ou à la dérision ? Le repas est en effet un moment où se font et se défont des relations sociales, où se cristallisent des affects et des tensions, où se manifestent des rapports de pouvoir et des inégalités. C’est ainsi autant un objet d’étude privilégié des sociologues, qu’une préoccupation récurrente de la presse et des publicitaires. Car passer à table n’est jamais neutre : il s’y joue, s’y déjoue, s’y renoue ou s’y réinvente toujours plus ou moins un modèle, qu’il s’agisse de la Cène, des ripailles de Gargantua, du Festin de pierre ou des repas de noces dans les romans du XIXe siècle.

Motif infiniment feuilleté, tant littéraire que pictural, théâtral ou cinématographique, il traverse toute l’histoire des arts et des idées, du Banquet de Platon au Charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel (où tout repas est empêché), alimentant à satiété l’appétit des créateurs comme la fascination des lecteurs et des spectateurs.

Et de nos jours ? Que deviennent ces arts de la table par-delà la généralisation de la malbouffe et l’engouement pour les fast-foods ? Qu’exprime et signifie la surexposition de la gastronomie au travers des émissions de téléréalité et des réseaux sociaux ? Ne mangerait-on désormais qu’à travers un écran ? N’y risque-t-on pas une uniformisation des traditions qui ont fait de la table le foyer vivant de la société, là où se fait ou se défait par essence le lien social ? Ou, au contraire, les cuisiniers, artistes et metteurs en scène contemporains n’inventent-ils pas une scénographie propre à interroger les mutations de notre sociabilité ?

Mots-clés

  • Cérémonie, rite, fête, réveillon, noces, banquet, agapes, buffet, festin, gueuleton, bringue, ripaille, quotidien, répétition ;
  • Convivialité, hospitalité, compagnie, copain, partage, joie, régal, invitation, plan de table, hiérarchie, ennui, malaise, dégoût, dispute, solitude ;
  • Manger, s’alimenter, se nourrir, se restaurer, se sustenter, se rassasier, absorber, bouffer, bâfrer, dévorer, ripailler, déguster, se régaler ;
  • Gourmet, fin palais, gros mangeur, anthropophage, ascète ;
  • Restaurant, brasserie, auberge, estaminet, taverne, gargote, cantine, rôtisserie, fast-food, kebab ;
  • Recette, menu, saveur, goût, consistance, texture, fumet, odeur, cru, cuit, froid, chaud, sucré-salé, gourmandise ;
  • Petit déjeuner, brunch, déjeuner, lunch, pique-nique, casse-croûte, goûter, collation, thé, apéritif, dîner, souper, médianoche ;
  • Chef/cheffe, cuisinier/cuisinière, critique gastronomique, étiquette, guide, toque, étoiles, menu, entrée, plat principal, plat signature, dessert, service ;
  • Table, tablée, attablement, s’attabler, tablier, commensal, commensalité.

Expressions

  • Repas d’affaire, repas de famille, repas de fête, dîner galant, dîner mondain, table familiale, banquet républicain, plaisirs de la table, bon petit plat, recettes de grand-mère, cuisine bourgeoise, cuisine gastronomique, cuisine au beurre, cordon bleu, gâte-sauce, malbouffe ;
  • Avoir une faim de loup, avoir un joli coup de fourchette, avoir un appétit de moineau, en avoir l’eau à la bouche, manger comme un cochon, manger avec un lance-pierre, manger sur le pouce, faire bonne chère, faire bombance, faire ripaille, faire gras, faire maigre, mettre les petits plats dans les grands, mettre les pieds sous la table, mettre les pieds dans le plat, casser la croûte, s’en lécher les babines ;
  • À table !, bon appétit !, qui dort dîne ;
  • À la bonne franquette, à la fortune du pot, entre la poire et le fromage, etc.

Littérature

  • Monica Ali, En cuisine
  • Guillaume Apollinaire, « Le repas » dans Alcools
  • Honoré de Balzac, La Peau de chagrin
  • Muriel Barbery, Une gourmandise
  • Julian Barnes, Un homme dans sa cuisine
  • Gautier Battistella, Chef
  • Karen Blixen, Le Dîner de Babette
  • Bertolt Brecht, La Noce chez les petits bourgeois
  • Noëlle Châtelet, Histoires de bouches
  • Agnès Desarthe, Mangez-moi
  • Laura Esquivel, Chocolat amer
  • Gustave Flaubert, les repas de noces dans Madame Bovary et Salammbô
  • Laurent Gaudé, scène du banquet dans Le Soleil des Scorta
  • Jim Harrison, Un sacré gueuleton
  • Homère, L’Odyssée
  • Horace, Satires, II, 8
  • Victor HugoRuy BlasLucrèce Borgia
  • James Joyce, « Les Morts » dans Gens de Dublin
  • Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Cuisine et Dépendances (pièce de théâtre)
  • Juvénal, Satires, II, 5
  • Maylis de Kerangal, Un chemin de tables
  • Herman Koch, Le dîner
  • Jean-Luc Lagarce, NoceJuste la fin du monde (partie 1, scène 9)
  • Roy Lewis, Pourquoi j’ai mangé mon père
  • Guy de Maupassant, Boule de suif
  • Marsha Mehran, Une soupe à la grenade
  • MolièreL’Avare (III, 1), Le Bourgeois gentilhommeDom Juan ou le Festin de pierre
  • Marie NDiaye, La Cheffe, roman d’une cuisinière
  • Ito Ogawa, Le Restaurant de l’amour retrouvé
  • Pétrone, « Le Festin chez Trimalcion » dans le Satyricon
  • Francis Ponge, « Le Pain », « L’Huître », « L’Orange », « La Crevette » dans Le Parti pris des choses
  • Jacques Prévert, « Déjeuner du matin » dans Paroles
  • Rabelais, Gargantua
  • Edmond Rostand, « La Rôtisserie des poètes » dans Cyrano de Bergerac
  • Madame de Sévigné, lettre du 26 avril 1671, « L’honneur d’un chef » dans Lettres
  • William Shakespeare, Titus Andronicus
  • Martin Suter, Le Cuisinier
  • Anton Tchekhov, La Noce
  • Michel Tournier, « Les deux banquets ou la commémoration » dans Le médianoche amoureux
  • Émile Zola, « Le festin de Gervaise » dans L’AssommoirLa CuréeLe Ventre de Paris (début)

Essais

  • Paul Ariès, La fin des mangeurs. Les métamorphoses de la table à l’âge de la modernisation alimentaire
  • Jean-Baptiste Baronian, Dictionnaire des écrivains gastronomes
  • Roland Barthes, « Le bifteck et les frites » dans Mythologies
  • Marie-Claire Bataille-Benguigui et Françoise Cousin, Cuisines, reflets des sociétés
  • Alain Bauer, Confessions gastronomiques
  • Pierre Bourdieu, La Distinction, chapitre III
  • Jean-Jacques Boutaud (dir.), L’Imaginaire de la table. Convivialité, commensalité et communication
  • Jean Anthelme Brillat-Savarin, Physiologie du goût
  • Elsa Delachair, Johan Faerber, La Cuisine des écrivains
  • Jacky Durand, Les Recettes de la vie
  • Norbert Elias, La Civilisation des mœurs, chapitre IV
  • Érasme, La Civilité puérile, chapitre IV : Des repas
  • Michel Faucheux, Fêtes de table
  • Claude Fischler, L’Homnivore : le goût, la cuisine et le corpsLes Alimentations particulières : mangerons-nous encore ensemble demain ?
  • Michel Guérard, Mémoire de la cuisine française
  • Jean-Claude Kaufmann, Casseroles, amour et crises : ce que cuisiner veut dire
  • Pascal Lardellier, Risques, rites et plaisirs alimentaires
  • David Michon, 24 heures de la vie d’un restaurant
  • Christian Millau, Dictionnaire amoureux de la gastronomie
  • Faustine Régnier, Anne Lhuissier, Séverine Gojard, Sociologie de l’alimentation
  • Ryoko Sekiguchi, 961 heures à Beyrouth
  • Jean Vitaux, Le Bouquin de la gastronomie
  • Henriette Walter, Les petits plats dans les grands : la savoureuse histoire des mots de la cuisine et de la table

Films

  • Jon Avnet, Beignets de tomates vertes
  • Gabriel Axel, Le Festin de Babette
  • Ritesh Batra, The Lunchbox
  • Éric Besnard, Délicieux
  • Brad Bird, Ratatouille
  • Luis Buñuel, Le Charme discret de la bourgeoisie
  • Claude Chabrol, Que la bête meure
  • Charlie Chaplin, La Ruée vers l’or
  • Marco Ferreri, La Grande Bouffe
  • Gilles Grangier, La Cuisine au beurre
  • Peter Greenaway, Le Cuisinier, le Voleur, sa Femme et son Amant
  • Cédric Klapisch, Un air de famille
  • Richard Linklater, Fast Food Nation
  • Philippe Muyl, Cuisine et Dépendances
  • Alexander Payne, Sideways
  • Maurice Pialat, LoulouÀ nos amours
  • Claude Sautet, Garçon !
  • Morgan Spurlock, Super Size Me
  • Danièle Thompson, La Bûche
  • Éric Toledano et Olivier Nakache, Le Sens de la fête
  • Christian Vincent, Les Saveurs du palais
  • Thomas Vinterberg, Festen
  • Luchino Visconti, Le GuépardLes Damnés
  • Claude Zidi, L’Aile ou la Cuisse

Bandes dessinées / mangas

  • Yarō Abe, La Cantine de minuit
  • Alfonso Aitor et Jul, La Faim de l’histoire
  • Franckie Alarcon, L’Art du sushi
  • Aurélia Aurita, La Vie gourmande
  • Christophe Blain, En cuisine avec Alain Passard
  • Mathieu Burniat, La Passion de Dodin-Bouffant
  • Jacques Ferrandez et Yves Camdeborde, Frères de terroirs
  • Étienne Gendrin, Comment nourrir un régiment
  • René Goscinny et Albert Uderzo, Astérix chez les Helvètes
  • Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi, Le Gourmet solitaire

Arts plastiques

  • Motif du « sol non balayé » dans les mosaïques grecques et romaines
  • Œuvres de Brueghel l’Ancien, Léonard de Vinci, Le Tintoret, Véronèse, Nicolas Lancret, Le Caravage, Rembrandt, Jean-François Millet, Gustave Courbet, Édouard Manet, James Tissot, Gustave Caillebotte, Léon Frédéric, Auguste Renoir, Claude Monet, Vincent Van Gogh, Erro, Wim Delvoye, Daniel Spoerri, Jean-François de Troy, etc.

Ressources en ligne

Autres idées de ressources variées

Littérature

• Plutarque, De l’usage des viandes


• La Bruyère, “Gnathon”

Peinture

Repas de noces de Brueghel l’Ancien

La Cène de Léonard de Vinci
Le Déjeuner des Canotiers d’Auguste Renoir
• Le Repas ou les bananes de Paul Gauguin
• Freedom from Want de Norman Rockwell
Campbell’s Soup Cans d’Andy Warhol
• Le genre de la nature morte (en lien avec le genre de la vanité)
• Des tableaux d’Arcimboldo

Citations

Qu’est-ce que la nourriture ? Selon Roland Barthes, « ce n’est pas seulement une collection de produits, justiciables d’études statistiques ou diététiques. C’est aussi et en même temps un système de communication, un corps d’images, un protocole d’usage, de situations et de conduites » (Pour une psycho-sociologie de l’alimentation contemporaine, 1961).

Ressources en ligne

Sur le site Magister

Littérature

Littérature : comment on mange dans les livres ?

Plaisirs de la table en littérature

Littérature gourmande

Nourriture et art de la table en littérature

Textes de scènes de repas

Société

Les Petites Cantines : tisser du lien social à travers la cuisine

La sécurité sociale de l’alimentation

Liste du Patrimoine immatériel de l’humanité de l’UNESCO

Articles

Il photographie ce que mangent les enfants du monde entier

La France à table

Ouvrages sur le thème annuel

Contrôles de langue et essais (avec corrigé)

Quelques conseils pour la méthode et pour la langue

Erreurs de langue 

       • Orthographe : chaleureuxbien-êtresoi-mêmefréquemmentclé cleffait.

       • Distinguez : à est et la /  ; ou  ; c’est ces / ses ; du  ; peut être peut-être voir / voire

       • On écrit : cet exemple cet essai.  

       • On écrit : « nous explorerons la manière dont (et non comment) la maison peut devenir un espace où se développe le bonheur ». Mais on peut écrire : « nous montrerons comment la maison peut devenir un espace où le bonheur prend racine ». Cela dépend du verbe que vous utilisez.

       • Évitez la formule « de plus » : remplacez-la par « en outre », « par ailleurs », « qui plus est »…

       • Syntaxe :

  • après sans que (qui est déjà une tournure négative), on n’emploie pas de négation [« Vous avez préparé cette fête sans que je le sache »].
  • chaque est suivi du singulier [« Chaque personne a son propre style »].
  • dans une question indirecte, on ne pratique pas l’inversion du sujet et du verbe [« Dans cet essai, nous nous demanderons donc comment la maison peut être (et non peut-elle être) un havre de bonheur »].

       • Il faut faire des phrases complètes et pas trop longues. N’oubliez pas de ponctuer.

       • Les accords en genre (masculin / féminin) et en nombre (singulier / pluriel) doivent être absolument respectés.

       • On n’écrit pas : « Je vais vous expliquer que oui la maison peut être un lieu qui respire le bonheur ». 

Erreurs de méthode

       • Absence d’introduction ou un élément de l’introduction oublié (ne pas écrire « Selon vous » dans la question).

       • Incompréhension du sujet avec la tournure « comment » : il fallait montrer qu’il y a différentes modalités pour que la maison soit un lieu de bonheur et non qu’il peut aussi y avoir des problèmes dans la maison (à la rigueur, on pouvait en parler en conclusion, comme une ouverture).

       • Nombre insuffisant de paragraphes (minimum 2 parties et 2 sous-parties par partie).

       • Les exemples « personnels » ne doivent pas être des exemples tirés de la vie quotidienne ou de votre propre vie. Par « personnels », on entend « tirés de votre culture personnelle », c’est-à-dire qu’ils n’appartiennent pas au corpus de documents. Ils doivent être tirés de la culture dite « légitime » (littérature, histoire de l’art, histoire, économie, politique, sociologie, philosophie, etc.) et non de la culture populaire (il faut oublier les mangas, les dessins animés (sauf quelques exceptions), les séries de téléréalité, les réseaux sociaux en tout genre, magazines, etc.

       • Les exemples doivent suivre immédiatement les arguments que vous avancez.

       • Absence de conclusion.

       • Absence de prise de position dans la conclusion (vous pouvez reprendre les tournures déjà dictées : « Étant donné de la réflexion menée dans cet essai, nous pouvons raisonnablement affirmer que… » ou « Vu les analyses présentées dans ma / notre réflexion, je peux / nous pouvons légitimement penser que… »).

       • Copie non finie. 

Erreurs diverses

       • On évite de commencer sa copie par la formule « De tout temps, les hommes… ». 

       • Les titres d’ouvrage doivent être soulignés à l’écrit, mis en italique à l’ordinateur. Les titres de chansons, d’articles et de poèmes sont à mettre entre guillemets.

       • Les citations doivent être intégrées à vos développements et encadrées par des guillemets.

Paris, ville capitale ?

Présentation du programme

          Problématique

Avec plus de 2 millions d’habitants et 10 millions de visiteurs chaque année, Paris compte parmi les villes les plus attractives et les plus fascinantes au monde. Cette capitale est le siège de tous les pouvoirs, qu’ils soient politiques, économiques, juridiques et médiatiques, mais aussi des grandes institutions. Elle réunit un patrimoine historique et religieux extraordinaire, d’innombrables lieux dédiés aux arts, des parcs et des jardins qui nuancent la densité urbaine. Que l’on habite Paris, la province ou encore les outre-mer, que l’on connaisse bien la ville ou que l’on n’y soit jamais venu, chacun de nous a un lien singulier avec la capitale de la France.

Dans notre imaginaire, Paris est la ville de tous les possibles, de la liberté, de l’émancipation et de l’ascension sociale. « Monter à la capitale » a longtemps été la clé pour conquérir le monde. Paris offre ainsi aux jeunes ambitieux des romans du XIXe siècle la possibilité d’accéder à différents milieux et au pouvoir. « Paris est un véritable océan », nous dit le narrateur du Père Goriot. Mais ces récits ont-ils encore leur pertinence aujourd’hui ? Quelle est la place et le rôle d’une capitale dans un espace mondial connecté et accessible, au moins virtuellement, à tous ?

Comme toutes les grandes villes contemporaines, Paris propose un mode de vie marqué par la modernité, le pouvoir, la vitesse et la solitude, dans une vision du monde binaire qui réserverait à la province la nature, l’authenticité, la lenteur, une certaine beauté et une meilleure qualité de vie. Cette promesse a conduit de nombreux Parisiens à imaginer une vie différente, loin de la métropole, notamment depuis le début de la crise sanitaire de 2019. À l’heure du télétravail, cet exode interroge la centralisation dans la capitale du pouvoir politique et de l’activité économique. La vraie vie, l’authenticité sont-elles réellement hors de Paris, forcément ailleurs ?

Paris a traditionnellement l’image d’une ville qui fait la part belle à la fête et à la liberté. La vie parisienne est aussi une vie nocturne, faite d’excès, avec ses codes particuliers et ses univers interdits. La ville prend alors un tour inquiétant, avec ses espaces interlopes, ses rues malfamées, ses personnages infréquentables. Cette vision festive et marginale de la capitale nous fait-elle encore rêver ? Quel rôle jouent les artistes dans l’imaginaire que convoie la ville ? Au fil du temps, Paris ne serait-elle pas devenue une imagerie, un décor de cinéma ?

Derrière l’image convenue de la « Ville Lumière », la capitale est aussi le reflet des fractures et des inégalités sociales. Il est de plus en plus difficile de se loger et de vivre dans une cité en pleine gentrification qui exclut les plus pauvres, mais aussi les classes moyennes. Dans ces conditions, peut-on encore y faire société ?

Paris joue un rôle majeur dans notre pays et notre imaginaire. Chacun connaît son pouvoir poétique et romanesque. Mais, qu’est-ce que le récit de Paris dit de l’état de notre société, du rapport des individus au monde, à l’espace et au pouvoir ?

          Mots clés 

Ville, capitale, cité, arrondissements, quartiers, immeubles, halles, Paris haussmannien, Grands Boulevards, boulevards des Maréchaux, fortifications, portes, Grand Paris, périphérique, métro, parcs, jardins et squares, voies sur berges, ponts, canaux, carrières, catacombes, passages, bateaux-mouches, gares, places, cimetières

Bastille, Belleville, Bercy, la Butte-aux-Cailles, les Buttes-Chaumont, le Champ-de-Mars, les Champs-Élysées, la Défense, la Goutte d’or, les Halles, l’Île Saint-Louis, les Invalides, le Marais, Montmartre, Montparnasse, Notre-Dame, Pigalle, le Quartier latin, Saint-Germain-des-Prés, le Sentier, la Tour Eiffel, les Tuileries, etc.

Hôtel de Matignon, Hôtel de Ville, Palais Bourbon, Palais de l’Élysée, Palais de l’Institut de France, Palais du Luxembourg, Palais-Royal, Panthéon, Sorbonne, ministères, ambassades

Révolution française, Révolution de 1830, Révolution de 1848, Commune de Paris, libération de Paris, mai 1968, manifestations, barricades, etc.

Brasseries, cafés, cabarets, théâtres, salles de concerts, salles de spectacles, opéras, cinémas, Cinémathèque, bibliothèques, bouquinistes, musées

14 juillet, Fête de la musique, Gay Pride, Jeux olympiques, Marathon de Paris, Nuit blanche, Parc des Princes, Paris-Plage, Techno Parade, Salon de l’Agriculture, etc.

          Expressions

Ville Lumière, Fluctuat nec mergitur, Paname, métro-boulot-dodo, avec des « si », on mettrait Paris en bouteille, monter à Paris, Paris vaut bien une messe, Paris ne s’est pas fait en un jour, la Parisienne, la lorette, le titi parisien, le poulbot, Gavroche, les zazous, les embarras de Paris, Rive droite, Rive gauche, la plus belle avenue du monde, la bohème, Paris 2024, etc.

Les liens mènent à des versions gratuites en ligne des textes,
chansons et documents mentionnés.

          Littérature

Guillaume Apollinaire, Le Flâneur des deux rives« Le pont Mirabeau », « Zone », etc.

Louis Aragon, Le Paysan de ParisAurélien

Marcel Aymé, Le Vin de Paris

Honoré de Balzac, Le Père GoriotIllusions perdues, etc.

Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris

Aurélien Bellanger, Le Grand ParisL’Aménagement du territoire

Walter Benjamin, Paris capitale du XIXe siècle

Pierre Bordage, Métro Paris 2033

André Breton, Nadja

Henri Calet, Le Tout sur le toutLes Grandes Largeurs

Céline, Mort à crédit

Colette, Claudine à Paris

Laurence Cossé, La Grande Arche

Eugène Dabit, Faubourgs de Paris

Virginie Despentes, Vernon Subutex

Léon-Paul Fargue, Le Piéton de Paris

Gustave Flaubert, L’Éducation sentimentale

Romain Gary (Émile Ajar), La Vie devant soi

Laurent Gaudé, Paris, mille vies

Patrick Grainville, Les Anges et les faucons

Julien Green, Paris

Éric Hazan, L’Invention de Paris

Ernest Hemingway, Paris est une fête

Victor Hugo, Notre-Dame de ParisLes MisérablesL’Année terrible, etc.

Philippe Le Guillou, Paris intérieurPetit cadastre parisienLes Années insulaires, etc.

Guy de Maupassant, Bel-Ami

Patrick Modiano, La Place de l’étoile, Rue des boutiques obscuresDans le café de la jeunesse perdue, etc.

Georges Perec, Tentative d’épuisement d’un lieu parisien

Jacques Prévert, « Chanson de la Seine »

Marcel Proust, Du côté de chez SwannLa Prisonnière, etc.

Raymond Queneau, Zazie dans le métro

Jacques Réda, Les Ruines de Paris

Maël Renouard, Éloge de Paris

Rétif de la Bretonne, Les nuits de Paris

Jules Romains, Puissances de Paris

Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, livre IV, la description de Paris

Sempé, Un peu de Paris et d’ailleurs

Madame de Sévigné, Correspondance

Joy Sorman, Paris Gare du Nord

Philippe Soupault, Les Dernières Nuits de Paris

Eugène Sue, Les Mystères de Paris

Michel Tournier, La Goutte d’or

Paul Verlaine, « Paris »

Jules Verne, Paris au XXe siècle

Éric Vuillard, 14 juillet

Émile ZolaLa CuréeLe Ventre de ParisAu bonheur des damesL’Œuvre, etc.

          Bande-dessinée

Philippe Dupuy et Charles Berberian, Monsieur Jean

Kerascoët, Miss pas touche

Benoît Peeters et François Schuiten, Revoir Paris

Jîro Taniguchi, Les Gardiens du Louvre

Jacques Tardi, Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec

Jacques Tardi, Emmanuel Moynot, Nicolas Barral, Nestor Burma, d’après Léo Malet

          Arts plastiques

Les tableaux de Jean Béraud, Gustave Caillebotte, Sonia Delaunay, Claude Monet, Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, Vincent Van Gogh, etc.

Photographies de Paul Almasy, Eugène Atget, Jane Evelyn Atwood, Brassaï, Robert Doisneau, Gustave Le Gray, René-Jacques, Willy Ronis, Jacques Rouchon, Émile Savitry, Sabine Weiss, etc.

          Films

Woody Allen, Tout le monde dit I love youMinuit à Paris

Claude Autant-Lara, La Traversée de Paris

Léos Carax, Les Amants du Pont-Neuf

Marcel Carné, Hôtel du Nord

René Clair, Paris qui dort

Jean-Luc Godard, À bout de souffle

Christophe Honoré, Dans Paris

John Huston, Moulin Rouge

Jean-Pierre Jeunet, Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain

Mathieu Kassovitz, La Haine

Cédric Klapisch, ParisChacun cherche son chat

Baz Luhrmann, Moulin Rouge

Christopher McQuarrie, Mission impossible : Fallout

Louis Malle, Zazie dans le métro

Vincente Minnelli, Un Américain à Paris

Michel Mitrani, Les Guichets du Louvre

Jean Renoir, French cancan

Martin Scorsese, Hugo Cabret

François Truffaut, Les quatre cents coupsLe dernier métro

Agnès Varda, Cléo de 5 à 7

          Musique

          Playlist créée par Charlotte Guiot

Charles Aznavour, « Paris au mois d’août », « La bohème »

Joséphine Baker, « J’ai deux amours »

Bénabar, « Paris by night »

Maurice Chevalier, « Paris sera toujours Paris », « Viens poupoule »

Camille, « Paris »

Étienne Daho, « Les bords de Seine »

Julien Doré, « Soirées parisiennes »

Jacques Dutronc, « Il est cinq heures, Paris s’éveille »

Thomas Dutronc, « J’aime plus Paris »

Gaël Faye, « Paris métèque »

Serge Gainsbourg, « Le Poinçonneur des lilas »

Les garçons bouchers, « Pigalle », « Province-Paris »

Serge Lama, « Les p’tites femmes de Pigalle »

Marc Lavoine, « Paris »

Louane et Ibrahim Maalouf, « Un automne à Paris »

Louise Attaque, « Les nuits parisiennes »

Mickey 3D, « Paris t’es belle »

Mireille Mathieu, « Paris est en colère »

Mistinguett, « Ça c’est Paris »

Yves Montand, « À Paris », « Les grands boulevards »

Les Négresses vertes, « Enfer et paradis »

Claude Nourago, « Paris Mai »

Jacques Offenbach, « La vie parisienne »

Vanessa Paradis, « La Seine »

Pigalle, « Dans la salle du bar tabac de la rue des Martyrs »

Charles Trenet, « Ménilmontant »

Ressources en ligne

paris.fr

Sur Studyrama

Sur Des thématiques

Sur Wikipédia (page Paris)

Quelques pistes de réflexion

Paris, capitale de la France

Paris, entre concentration et décentrement

Paris, ville de l’amour

Paris, ville des arts

Paris, ville briseuse de destins

Paris, ville de pouvoirs

Paris, ville riche

Invitation au voyage…

          Problématique

Longtemps apanage d’une élite sociale, le voyage s’est désormais démocratisé. La variété des moyens de transports, la baisse des coûts, la facilité de l’organisation du voyage en ligne, clé en main, donnent au plus grand nombre l’opportunité de se déplacer vers des destinations lointaines. Pourtant, tout le monde ne voyage pas : la peur de l’inconnu, les risques éventuels, l’éloignement de l’environnement familier ou encore les dépenses occasionnées peuvent freiner l’envie de partir.

Mais pourquoi voyageons-nous ? Certes, nous sommes parfois contraints de nous déplacer pour des raisons professionnelles ou des motifs familiaux, mais le temps des vacances est une invitation au dépaysement, à l’agrément et à l’exotisme, à la découverte de l’ailleurs. Voyager, c’est alors prendre le large et, quand on part, on ne revient pas toujours le même : le voyage est un rite de passage qui permet de faire l’expérience de soi-même face aux autres, face à l’inconnu. Ainsi, les peintres ont longtemps fait le voyage en Italie, les aristocrates ont eu leur Grand Tour et les étudiants européens peuvent participer au programme Erasmus. Cependant s’agit-il encore de la même conception du voyage ?

Aujourd’hui, le tourisme déplace des foules selon des itinéraires balisés, au mépris des conséquences écologiques. La mondialisation des enseignes de commerce abolit les différences géographiques et culturelles : le voyageur actuel est semblable à certains contemporains de Montaigne qui, partout où ils vont « se tiennent à leurs façons ». Peut-on véritablement parler de la découverte de nouveaux territoires lorsqu’on ne fait que se délocaliser du même au même ? On se photographie devant des monuments, des paysages ou des plats exotiques – selfies aussitôt mis en ligne pour donner une image de soi qui suscite admiration et envie. Est-ce encore voyager, que de voyager sans changer de regard, sans s’oublier soi-même pour s’ouvrir aux autres ?

          Mots-clés

  • voyage, évasion, nomadisme, fuite, fugue, errance
  • découvrir, comprendre, s’adapter, communiquer, survivre
  • authenticité, us et coutumes, folklore
  • l’inconnu, l’étranger, l’exotisme, l’ailleurs
  • voyage scolaire, séjour linguistique, voyage éclair, agence de voyage, voyagiste, tour opérateur, circuit touristique, voyage de noces, croisière, voyage au long cours, tourisme de masse, tourisme solidaire, tourisme culturel, woofing
  • auto-stop, covoiturage, compagnies low cost, port, paquebot, gare, train de nuit, Orient-Express, Transsibérien, aéroport
  • selfie, carte postale, carnet de voyage, journal de bord (log book), récit de voyage, géographie, ethnographie
  • quête de soi, voyage initiatique, pérégrin, pèlerin, pèlerinage, aventure, périple, tribulations, pérégrinations, odyssée, expédition, exploration, tour du monde, circumnavigation, voyage d’étude, voyage scientifique, grandes découvertes, conquête spatiale

         Expressions

larguer les amarres, faire ses bagages, bon vent !, bon voyage !, les voyages forment la jeunesse, mérite le déplacement, vaut le détour, poser ses valises, souvenirs de voyage, retour aux sources, retour au bercail, retrouver ses Pénates, faire son dernier voyage

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chansons et documents mentionnés.

          Littérature

Les Mille et Une Nuits

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, « Le Spleen de Paris » : « Invitation au voyage »

Julien Blanc-Gras, Touriste

Nellie Bly, Le Tour du monde en 72 jours

Louis-Antoine de Bougainville, Voyage autour du monde

Nicolas Bouvier, L’Usage du monde

Michel Butor, La Modification

Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit

Blaise Cendrars, Bourlinguer, « Du monde entier » : « La prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France »

Josef Conrad, JeunesseAu cœur des ténèbres

Bérengère Cournut, De pierres et d’os

Alexandra David-Néel, Voyage d’une Parisienne à Lhassa 

Denis Diderot, Supplément au voyage de Bougainville

Isabelle Eberhardt, Au pays des sables

Gustave Flaubert, Par les champs et par les grèves

François Garde, Ce qu’il advint du sauvage blanc

Laurent Gaudé, Eldorado

Christian Garcin et Tanguy Viel, Travelling

Théophile Gautier, Voyage en Espagne

André Gide, Voyage au Congo

Jean Giraudoux, Supplément au voyage de Cook

Cédric Gras, L’Hiver aux trousses

Hérodote, Histoires

Olivier Hodasava, Éclats d’Amérique – Chronique d’un voyage virtuel

Homère, L’Odyssée

Alexis Jenni, La Conquête des îles de la Terre Ferme

Jean-Paul Kauffmann, L’Arche des Kerguelen – Voyage aux îles de la désolation

Jack Kerouac, Sur la routeSatori à Paris

Joseph Kessel, Les Cavaliers

Rudyard Kipling, L’Homme qui voulut être roi

Matthew Kneale, Les Passagers anglais

Eugène Labiche, Le Voyage de Monsieur Perrichon

Selma Lagerlöf, Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède

Valery Larbaud, Poésies de A. O. Barnabooth, Journal de Barnabooth

Jean-Marie Gustave Le Clézio, HaïDésert

Jean de Léry, Histoire d’un voyage fait en la terre du Brésil

Jack London, La Croisière du Snark

Pierre Loti, Voyages au Moyen-Orient

Ella Maillart, Des monts célestes aux sables rouges

André Malraux, La Voie royale

Henri Michaux, AilleursUn barbare en Asie

Michel de Montaigne, Essais, III, 9, Journal de voyage

Montesquieu, Lettres persanes

Gérard de Nerval, Voyage en Orient

Rabelais, Le Quart Livre

Arthur Rimbaud, Illuminations : « Ma bohème »

Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions

Jean-Christophe Rufin, Rouge BrésilLe Tour du monde du roi ZibelineImmortelle randonnée – Compostelle malgré moi

Antoine de Saint-Exupéry, Courrier sudVol de nuitTerre des hommesLe Petit Prince, etc.

Victor Segalen, Les Immémoriaux

Stendhal, Voyages en Italie

Jonathan Swift, Voyages de Gulliver

Sylvain Tesson, Les Chemins noirsBerezina

Jean-Philippe Toussaint, Partir

Vercors, Les Animaux dénaturésZoo ou l’Assassin philanthrope

Jules Verne, Le Tour du monde en quatre-vingts joursVoyages extraordinaires

Voltaire, CandideMicromégas

          Essais

Lucie Azema, Les Femmes aussi sont du voyage – L’émancipation par le départ

Roland Barthes, L’Empire des signes

Anne Benoit-Janin, Les Népalaises de l’Everest

Matthias Debureaux, De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages

François La Mothe Le Vayer, De l’utilité des voyages

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques

Véronique Meyer, Voyage d’artistes en Italie du Nord, XVIe-XIXe siècle

Juliette Morice, « « Les voyages rendent-ils meilleur ? » Autour d’une controverse au XVIIIe siècle », Revue philosophique de Louvain, 2012 ; « Voyage et anthropologie dans l’Émile de Rousseau », Revue de métaphysique et de morale, 2013/1 (n° 77)

Béat de Muralt, Lettres sur les Anglais et les Français et sur les voyages

Daniel Roche, Les Circulations dans l’Europe moderne, XVIIe-XVIIIe siècle

Jean-Jacques Rousseau, Émile ou De l’éducation, livre V

Judith Schalansky, Atlas des îles abandonnées

          Bandes dessinées

Alain Ayroles, Juanjo Guarnido, Les Indes fourbes

Christophe Blain, Carnet polaire

Mathieu Blanchot et Frédéric Campoy, Une vie avec Alexandra David-Néel

Florent Chavouet, Manabé Shima

Cosey, Jonathan (série)

Nicolas De Crécy, Visa transit

Guy Deslile, Chroniques birmanes

Fabcaro, Carnet du Pérou

Emmanuel Lepage, Les Voyages d’Ulysse

Aude Picault, Parenthèse patagone

Hugo Pratt, Corto Maltese (série)

Craig Thompson, Un Américain en balade

Didier Tronchet, Vertiges de Quito

Lewis Trondheim, Carnet de bord

Arts plastiques

Augustus Leopold Egg, Les Compagnes de voyage (The travelling companions)

Eugène Delacroix, Femmes d’Alger dans leur appartement

Caspar David Friedrich, Le Voyageur au-dessus de la mer de nuages (Der Wanderer über dem Nebelmeer)

Paul Gauguin, Anywhere out of the world

Edward Hopper, Compartiment C, voiture 293

Le Lorrain, Port de mer avec Villa Médicis

Claude Monet, La Gare Saint-Lazare

Les orientalistes du XIXe

Hubert Robert, Le Port de Ripetta à Rome

Antoine Watteau, L’Embarquement pour Cythère

          Expositions en ligne

Bougainville à Tahiti : http://expositions.bnf.fr/lumieres/grand/uto_138.htm

Le capitaine Cook à Hawaï : http://expositions.bnf.fr/lumieres/grand/098.htm

Maupertuis en Laponie : http://expositions.bnf.fr/lumieres/grand/emi_92.htm

Solvyns aux Indes : http://expositions.bnf.fr/lumieres/grand/093.htm

Voltaire à Berlin : http://expositions.bnf.fr/lumieres/grand/333.htm

          Films

Jean-Jacques Annaud, Sept ans au Tibet

Wes Anderson, À bord du Darjeeling LimitedMoonrise kingdom

James Cameron, Titanic

Jane Campion, La Leçon de piano

Édouard Deluc, Gauguin – Voyage de Tahiti

Peter Farrelly, Green Book – Sur les routes du sud

Kevin Costner, Danse avec les loups

Dennis Hopper, Easy Rider

John Huston, L’Homme qui voulut être roi

Peter Jackson, Le Seigneur des anneaux (la trilogie)

Cédric Klapisch, L’Auberge espagnole, Les poupées russesCasse-tête chinois

Mike Leigh, Mr. Turner

Terence Mallick, Le Nouveau monde

Sean Penn, Into the wild

Rob Reiner, Stand by me

Walter Salles, Carnets de voyageCentral do Brasil

James Uys, Les Dieux sont tombés sur la tête

Régis Wargnier, Man to man

         Musique

         Playlist créée par Charlotte Guiot

Charles Aznavour, « Emmenez-moi »

Bernard Lavilliers, « On the road again », « Tu es plus belle que le ciel et la mer », Carnets de bord : « Voyageur »

Alexandre Borodine, Dans les steppes de l’Asie centrale

Jacques Brel, « La quête », « Amsterdam »

Etienne Daho, « Week-end à Rome »

Desireless, « Voyage, voyage »

Nino Ferrer, « Le Sud »

Jean-Jacques Goldman, « Là-bas », « Je marche seul »

Gérard Manset, « Il voyage en solitaire »

Nicolas Peyrac, « Je pars »

Henri Salvador, « Syracuse »

Téléphone, « New York avec toi »

         Émissions de radio

https://www.franceculture.fr/philosophie/les-voyages-nous-rendent-ils-meilleurs

https://www.franceculture.fr/emissions/etre-et-savoir/leducation-au-voyage

https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre-dete/le-voyage-therapie-ou-placebo

https://www.franceculture.fr/emissions/la-chronique-daurelien-bellanger/la-chronique-daurelien-bellanger-chronique-du-jeudi-08-avril-2021

https://www.franceculture.fr/peinture/voyages-les-inspirations-des-peintres

Ressources en ligne

Sur Des thématiques