Toutes les nouvelles épreuves de concours ont été publiées au Journal officiel, le 25 janvier 2021.

Les annales 0 du nouveau CAPES qui prendra effet à partir de la session 2022 sont disponibles ici.

Un tableau de synthèse comparant les anciennes et les nouvelles épreuves des CAPES de Lettres est disponible ici.

SECTION LETTRES : LETTRES CLASSIQUES, LETTRES MODERNES


Afin de favoriser une organisation conjointe du concours dans les deux disciplines, un même président du jury peut être nommé par le ministre chargé de l’éducation nationale dans les conditions prévues à l’article 3 du présent arrêté ; le ou les vice-présidents et les autres membres du jury sont nommés dans les mêmes conditions en tenant compte de la représentation de chacune des disciplines. Les candidats proposés pour l’admissibilité et pour l’admission font l’objet d’un classement distinct en fonction de la discipline choisie.
Les épreuves sont déterminées ainsi qu’il suit :


I. – Lettres classiques
A – Epreuves d’admissibilité


1° Epreuve écrite disciplinaire de français.
Dissertation à partir d’un sujet portant sur une œuvre littéraire de langue française inscrite au programme.
Le programme est composé de six œuvres. Il est périodiquement renouvelé en tout ou partie, et fait l’objet d’une publication sur le site internet du ministère chargé de l’éducation nationale.
Au titre de la même session, le programme et le sujet sont communs avec l’épreuve écrite disciplinaire de français prévue au A du II pour les lettres modernes.
Durée : six heures.
Coefficient 2.
L’épreuve est notée sur 20. Une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire.
2° Epreuve écrite disciplinaire de langues anciennes.
Traduction de deux textes de langues anciennes, grecque et latine.
Les candidats rendent deux copies séparées. Chaque partie compte pour moitié de la notation.
Durée : cinq heures.
Coefficient 1.
L’épreuve est notée sur 20. Une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire.
3° Epreuve écrite disciplinaire appliquée.
Est proposé au candidat un corpus de deux textes littéraires, l’un issu de la littérature française, l’autre de la littérature grecque ou latine, donné en langue ancienne et accompagné de sa traduction, et de divers documents (extraits de manuels, copies d’élèves, exercices, images, etc.).
Ce corpus est assorti d’un sujet comportant deux questions. La première impose l’étude d’une ou plusieurs notions grammaticales, que le candidat éclairera de sa connaissance des systèmes linguistiques grec ou latin. La seconde invite à construire, pour un niveau donné, une ou plusieurs séances d’étude de la langue insérées dans une séquence, s’appuyant sur le corpus proposé et permettant le traitement didactique de ce ou ces points de langue. Le candidat réfléchira, chaque fois que cela est pertinent, à l’apport possible des systèmes linguistiques grec ou latin.
Durée : cinq heures.
Coefficient 1.
L’épreuve est notée sur 20. Une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire.


B – Epreuves d’admission


1° Epreuve de leçon.
L’épreuve a pour objet la conception et l’animation d’une séance d’enseignement. Elle permet d’apprécier la maîtrise disciplinaire et la maîtrise pédagogique du candidat.
Un corpus est proposé au candidat, constitué d’un texte littéraire antique (grec ou latin) accompagné d’une ou plusieurs traductions, d’un texte littéraire français et d’un ou plusieurs documents artistiques.
Le candidat conçoit une séance d’enseignement pour un niveau de classe donné, qui rend compte de l’analyse de chacun des documents et de leur exploitation conjointe dans une perspective littéraire ouverte sur des prolongements artistiques et culturels.
Durée de préparation : trois heures. Durée de l’épreuve : une heure maximum (exposé : quarante minutes maximum ; entretien avec le jury : vingt minutes maximum).
Coefficient : 5
L’épreuve est notée sur 20. La note 0 est éliminatoire.
2° Epreuve d’entretien.
Cette épreuve est présentée à l’article 8 du présent arrêté.
L’épreuve est notée sur 20. La note 0 est éliminatoire.
Durée : trente-cinq minutes ; coefficient 3.


II. – Lettres modernes
A – Epreuves d’admissibilité


1° Epreuve écrite disciplinaire.
Dissertation à partir d’un sujet portant sur un œuvre littéraire de langue française inscrite au programme.
Le programme est composé de six œuvres, pouvant être prises du Moyen-Âge à nos jours. Il est périodiquement renouvelé en tout ou partie, et fait l’objet d’une publication sur le site internet du ministère chargé de l’éducation nationale.
Au titre de la même session, le programme et le sujet sont communs avec l’épreuve écrite disciplinaire de français prévue au A du I pour les lettres classiques.
Durée : six heures.
Coefficient 2.
L’épreuve est notée sur 20. Une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire.
2° Epreuve écrite disciplinaire appliquée.
Un corpus comprenant deux textes littéraires, appartenant à deux siècles différents, du XVIe siècle à nos jours, et divers documents (extraits de manuels, copies d’élèves, exercices, images, etc.) est proposé au candidat. Le corpus est assorti d’un sujet imposant, dans un premier temps, l’étude d’une ou plusieurs notions grammaticales, incluant le traitement d’une question de sémantique historique depuis les origines de la langue française et, dans un second temps, l’étude stylistique de tout ou partie de l’un des deux textes littéraires.
Prenant appui sur l’analyse de l’ensemble du corpus, le candidat traite le sujet en se fondant sur ses savoirs grammaticaux et stylistiques. Il en propose ensuite un traitement didactique dans une séquence pédagogique.
Durée : cinq heures.
Coefficient 2.
L’épreuve est notée sur 20. Une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire.


B – Epreuves d’admission


1° Epreuve de leçon.
L’épreuve a pour objet la conception et l’animation d’une séance d’enseignement. Elle permet d’apprécier la maîtrise disciplinaire et la maîtrise pédagogique du candidat.
Le candidat a le choix entre les domaines suivants qui conditionnent la nature des documents qui lui seront remis par le jury pour la conception d’une séance d’enseignement :
1. Lettres modernes.
2. Cinéma.
3. Théâtre.
4. Latin pour lettres modernes.
5. Français langue étrangère et français langue seconde.
Le choix du domaine est formulé au moment de l’inscription.
Un corpus est proposé au candidat, dont l’élément central est un texte littéraire, assorti d’un document. Selon le choix du domaine retenu par le candidat, il peut s’agir :


– d’un autre texte littéraire, du Moyen-Âge à nos jours, ou une image pour le domaine « lettres modernes » ;
– d’un extrait d’une œuvre cinématographique ou audiovisuelle pour le domaine « cinéma » ;
– d’un extrait d’une captation audiovisuelle d’une mise en scène théâtrale pour le domaine « théâtre » ;
– d’un texte latin, accompagné d’une traduction partielle, pour le domaine « latin pour lettres modernes » ;
– d’un autre texte littéraire pour le domaine « français langue étrangère et français langue seconde ».


Le candidat conçoit, pour un niveau de classe donné, une séance d’enseignement qui rend compte de l’analyse de chacun des documents et de leur exploitation conjointe dans une perspective littéraire ouverte sur des prolongements artistiques et culturels, ou linguistiques, dans le domaine qu’il a choisi, selon la nature du document associé.
Dans le cadre du domaine « latin », l’épreuve a également pour objectif d’évaluer les compétences de traduction du candidat.
L’épreuve est notée sur 20. La note 0 est éliminatoire.
Durée de préparation : trois heures. Durée de l’épreuve : une heure (exposé : quarante minutes ; entretien avec le jury : vingt minutes).
Coefficient : 5
2° Epreuve d’entretien.
Cette épreuve est présentée à l’article 8 du présent arrêté.
L’épreuve est notée sur 20. La note 0 est éliminatoire.
Durée : trente-cinq minutes ; coefficient 3.

SECTION PHILOSOPHIE
A – Epreuves d’admissibilité


1° Epreuve écrite disciplinaire.
L’épreuve prend la forme d’une composition.
Le programme de l’épreuve est celui des classes terminales auquel s’ajoute le programme de spécialité « humanités, littérature et philosophie » du cycle terminal de la voie générale.
Durée : six heures. Coefficient 2.
L’épreuve est notée sur 20. Une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire.
2° Epreuve écrite disciplinaire appliquée.
L’épreuve prend la forme d’une explication d’un texte philosophique emprunté à l’un des auteurs du programme des classes terminales. L’épreuve permet d’évaluer les capacités d’interprétation ainsi que les capacités pédagogiques et didactiques du candidat. Le jury appréciera notamment l’aptitude du candidat à comprendre et analyser un argument, à en dégager la dimension problématique afin de l’exposer clairement aux élèves et à être capable de situer son propos dans l’exposé d’une notion ou plus largement dans une séquence pédagogique.
Durée : six heures. Coefficient 2.
L’épreuve est notée sur 20. Une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire.


B – Epreuves d’admission


1° Epreuve de leçon.
Deux textes issus du programme publié sur le site du ministère de l’éducation nationale sont proposés au choix du candidat, qui retient l’un d’entre eux.
L’épreuve comporte deux phases :


– une première phase consistant en l’explication devant le jury du texte choisi par le candidat, à qui il appartient de montrer comment il le destine aux élèves des classes terminales ;
– une seconde phase consistant en la conception et la présentation d’une séance d’enseignement, le cas échéant resituée dans le cadre d’une séquence d’enseignement.


Le candidat choisit une question problématisée issue du texte proposé, qui sert de base à la construction de sa séance laquelle doit intégrer des éléments d’analyse du texte présentés lors de la première phase.
Durée de la préparation : six heures ; durée de l’épreuve : une heure maximum (exposé : quarante minutes maximum ; entretien avec le jury : vingt minutes maximum).
L’épreuve est notée sur 20. La note 0 est éliminatoire.
Coefficient 5.
2° Epreuve d’entretien.
Cette épreuve est présentée à l’article 8 du présent arrêté.
L’épreuve est notée sur 20. La note 0 est éliminatoire.
Durée : trente-cinq minutes ; coefficient 3.

Article 8


L’épreuve d’entretien avec le jury mentionnée à l’article 7 porte sur la motivation du candidat et son aptitude à se projeter dans le métier de professeur au sein du service public de l’éducation.
L’entretien comporte une première partie d’une durée de quinze minutes débutant par une présentation, d’une durée de cinq minutes maximum, par le candidat des éléments de son parcours et des expériences qui l’ont conduit à se présenter au concours en valorisant notamment ses travaux de recherche, les enseignements suivis, les stages, l’engagement associatif ou les périodes de formation à l’étranger. Cette présentation donne lieu à un échange avec le jury.
La deuxième partie de l’épreuve, d’une durée de vingt minutes, doit permettre au jury, au travers de deux mises en situation professionnelle, l’une d’enseignement, la seconde en lien avec la vie scolaire, d’apprécier l’aptitude du candidat à :


— s’approprier les valeurs de la République, dont la laïcité, et les exigences du service public (droits et obligations du fonctionnaire dont la neutralité, lutte contre les discriminations et stéréotypes, promotion de l’égalité, notamment entre les filles et les garçons, etc.) ;
— faire connaître et faire partager ces valeurs et exigences.


Durée de l’épreuve : trente-cinq minutes. Coefficient 3.
Le candidat admissible transmet préalablement une fiche individuelle de renseignement établie sur le modèle figurant à l’annexe VI du présent arrêté, selon les modalités définies dans l’arrêté d’ouverture.
Pour les sections de langues vivantes étrangères ou régionales, l’entretien se déroule en français.
Pour la section langue des signes française, le choix de la langue (LSF ou français) dans laquelle se déroule l’épreuve et l’adaptation éventuelle de la durée de celle-ci s’effectue dans les conditions prévues à l’annexe I pour la section considérée.